Le Togo et le Burkina Faso renforcent leur coopération pour améliorer la fluidité du corridor routier reliant Lomé à Ouagadougou, un axe stratégique de plus de 1 000 kilomètres pour le commerce sous-régional. Une rencontre entre les autorités et les acteurs du transport s’est tenue récemment dans la capitale togolaise afin d’identifier les principaux obstacles.
Des contraintes persistantes
Les échanges ont mis en évidence plusieurs dysfonctionnements qui affectent la compétitivité du corridor. Parmi les principales difficultés figurent les tracasseries routières, les lenteurs administratives et le vieillissement du parc de camions.
D’autres points de blocage ont également été relevés, notamment les frais de surestaries appliqués aux chargeurs, les retards liés aux procédures portuaires, le manque de capacités de stockage et l’insuffisance des équipements de manutention au Port Autonome de Lomé.
Les délégations ont aussi souligné l’encombrement des camions, l’absence de parkings adaptés pour les gros porteurs ainsi que des préoccupations liées à la sécurité au niveau portuaire. À cela s’ajoutent les coûts informels, la multiplication des postes de contrôle et certaines redevances qui alourdissent la chaîne logistique.
Vers une meilleure coordination
Face à ces défis, les deux pays ont affiché leur volonté de renforcer la coordination et d’apporter des ajustements concrets. Le Togo a notamment indiqué travailler sur une meilleure répartition des responsabilités en cas de retard, ainsi que sur une plus grande transparence dans la gestion du fret.
Le ministre togolais des Transports, Komlan Kadjé, a rappelé l’importance stratégique de cet axe pour l’intégration régionale, soulignant que des efforts seront poursuivis pour faciliter le transport et le transit entre les deux capitales.
À terme, les discussions devraient déboucher sur la mise en place d’un cadre formel de concertation, destiné à suivre les réformes et améliorer durablement la performance du corridor.
Un enjeu économique majeur
Pays enclavé, le Burkina Faso dépend fortement des infrastructures togolaises pour ses échanges extérieurs. Il figure parmi les principaux partenaires commerciaux du Togo, représentant plus de 10 % des exportations togolaises, devant la Côte d’Ivoire et le Ghana.
L’optimisation du corridor Lomé–Ouagadougou apparaît ainsi comme un levier essentiel pour renforcer les échanges régionaux et soutenir la croissance économique des deux pays.
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