Le Togo s’apprête à accueillir une nouvelle édition du Salon international de l’entrepreneuriat féminin (SIEF), prévue les 31 juillet et 1er août 2026 à Lomé. L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse organisée le 22 avril, confirmant la volonté des promoteurs de renforcer l’autonomisation économique des femmes à l’échelle du continent.
Porté par la Fondation citoyens d’Afrique et KD Group, l’événement se positionne comme une plateforme panafricaine dédiée à la formation, au réseautage et à la valorisation des initiatives portées par les femmes. Pour la promotrice Kayi Dogbé, le SIEF dépasse le cadre d’un simple salon, en s’inscrivant dans une dynamique de transformation durable de l’écosystème entrepreneurial féminin.
L’édition 2026 sera centrée sur le thème du « risque entrepreneurial dans le contexte africain ». À travers ce fil conducteur, les organisateurs entendent renforcer les compétences des participantes, notamment en gestion stratégique, financière et organisationnelle. Le programme inclut un colloque scientifique, des sessions de formation, des rencontres professionnelles et un concours de pitch de projets.
L’un des moments clés du salon reste le Grand Prix africain de l’entrepreneuriat féminin. Cette année, la lauréate bénéficiera d’une récompense principale estimée à 5 millions FCFA, accompagnée d’appuis complémentaires proposés par les partenaires, notamment en matière de formation, de visibilité et de digitalisation. D’autres distinctions secondaires, d’environ 1 million FCFA chacune, viendront également soutenir plusieurs projets innovants.
Au-delà des récompenses, l’ambition du SIEF est de contribuer à structurer durablement l’entrepreneuriat féminin en Afrique. Les difficultés d’accès au financement et à l’information demeurent en effet des obstacles majeurs pour de nombreuses entrepreneures, malgré la disponibilité de certains fonds souvent difficiles d’accès.
L’édition précédente, organisée en 2025 dans la capitale togolaise, avait rassemblé plus de 1 000 participants issus de 13 pays africains. Pour 2026, les organisateurs espèrent consolider cette dynamique, avec une implication accrue du secteur privé. Parmi les partenaires, l’opérateur Yas Togo prévoit notamment d’accompagner les lauréates et de soutenir la digitalisation de leurs activités.
Be the first to leave a comment