Le Togo franchit une nouvelle étape dans l’intégration de l’approche genre au sein de ses finances publiques. Depuis le 20 juillet 2026, un atelier national se tient à Lomé afin d’évaluer la prise en compte des questions de genre dans les politiques publiques et les budgets sectoriels.
Pendant dix jours, 118 cadres issus de dix ministères et institutions analysent les écarts entre les femmes et les hommes dans différents secteurs. Les participants examinent également la manière dont les programmes publics intègrent les enjeux liés au genre et identifient les actions budgétaires pouvant améliorer leur impact.
À l’issue des travaux, dix rapports sectoriels seront élaborés. Ils permettront de mettre en évidence les insuffisances constatées et de proposer une feuille de route destinée à mieux intégrer l’égalité entre les femmes et les hommes dans les futurs budgets de l’État.
Cette initiative est conduite par le ministère de l’Économie et des Finances, à travers la Direction générale du Budget et des Finances, avec le soutien du Programme multisectoriel d’appui au développement social (PMADS).
Les autorités expliquent que cette démarche s’inscrit dans le processus de modernisation des finances publiques. L’objectif est d’améliorer l’allocation des ressources grâce à des analyses fondées sur des données fiables et de renforcer l’efficacité des programmes gouvernementaux.
Cet atelier intervient quelques jours après le lancement des travaux préparatoires à la budgétisation sensible au dividende démographique, dont l’intégration est prévue dans le budget de l’État pour 2027.
Selon le Budget citoyen 2026, cette phase pilote concerne cinq ministères et prévoit un investissement de 316,6 milliards FCFA en faveur du capital humain, représentant plus de 78 % du budget des départements concernés.
Les organisateurs soulignent que cette démarche vise à réduire les inégalités persistantes dans l’accès aux services publics, la participation aux instances de décision et les résultats des politiques publiques. Ils rappellent également que le manque de données ventilées par sexe limite encore la mise en place de politiques publiques mieux ciblées.
À terme, le gouvernement souhaite intégrer davantage les critères d’équité dans la planification budgétaire, la répartition des ressources et l’évaluation des programmes publics afin d’améliorer les performances économiques et sociales du pays.
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