L’Assemblée nationale togolaise a adopté définitivement, mardi 25 août 2026 à Lomé, le texte autorisant la ratification de l’Accord BBNJ, consacré à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité marine dans les espaces situés au-delà des juridictions nationales.
Adopté dans le cadre de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, le traité vise à mieux protéger la biodiversité en haute mer. Il prévoit notamment des mesures contre la pollution et la surexploitation des ressources marines, ainsi qu’un mécanisme pour assurer un partage plus équitable des bénéfices liés aux ressources génétiques marines.
Lomé veut peser dans les discussions internationales
Pour Edem Kokou Tengué, ministre délégué chargé de l’Économie maritime, cette démarche constitue une avancée importante pour la participation du Togo à la gouvernance internationale des océans.
Le gouvernement estime que l’adhésion au traité permettra au pays de prendre part plus activement aux négociations internationales consacrées aux questions maritimes. Le Togo prévoit notamment de participer à la première conférence des parties à l’Accord BBNJ, annoncée pour janvier 2027.
Les autorités souhaitent y défendre les intérêts du continent africain et s’appuyer sur l’expérience acquise par le pays dans les domaines de la sécurité et de la gouvernance maritimes.
Les acteurs nationaux sensibilisés
Parallèlement au processus parlementaire, le Haut Conseil pour la Mer (HCM) mène depuis le 20 août une campagne d’information sur les enjeux du nouvel accord.
Les séances réunissent des représentants de l’administration, des services techniques, des collectivités du littoral, de la société civile et des médias. Elles doivent permettre aux différents acteurs de mieux comprendre les dispositions du traité et leur rôle dans sa mise en œuvre.
La sensibilisation porte également sur les possibilités de financement, la recherche scientifique et la participation aux mécanismes internationaux consacrés à la gestion des ressources marines.
L’Accord BBNJ est entré en vigueur le 17 janvier 2026, après avoir obtenu le nombre nécessaire de ratifications. Il encadre notamment l’utilisation des ressources génétiques marines et le partage des avantages qui en sont issus.
Le texte prévoit aussi des outils de gestion de certaines zones marines, des évaluations des impacts environnementaux, ainsi que des mesures destinées à renforcer les capacités des pays et à faciliter le transfert de technologies marines.
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