À Kaya, 190 personnes, majoritairement des jeunes et des femmes, disposent désormais des moyens nécessaires pour lancer leurs propres activités génératrices de revenus.
Le 25 mars 2026, SOS Villages d’Enfants a procédé à la remise officielle de kits d’installation complets, marquant une nouvelle étape dans son programme d’autonomisation.
Un investissement de près de 40 millions FCFA
L’opération représente un investissement global de 39 751 400 FCFA.
Ce montant se répartit comme suit :
- 27 361 650 FCFA pour l’acquisition du matériel
- 12 389 750 FCFA consacrés à la formation technique des bénéficiaires
L’objectif est clair : permettre un démarrage immédiat des activités avec des compétences solides.
Des équipements pour plusieurs métiers
Les kits distribués couvrent différents secteurs d’activité :
- Production d’attiéké : 32 femmes
- Coupe et couture : 42 bénéficiaires
- Transformation de produits ligneux : 56 personnes
- Teinture de pagnes
- Lavage de véhicules : 6 jeunes
- Coiffure : 2 bénéficiaires
Chaque kit est complet et adapté au métier, incluant par exemple des machines à coudre pour les couturiers ou des nettoyeurs haute pression pour les laveurs de motos.
Favoriser l’autonomie et la production locale
Selon Sâïrbèterfa dit Maurice Somé, directeur national de l’organisation, l’initiative repose sur un principe simple : favoriser l’autonomie plutôt que l’assistance.
« Il vaut mieux apprendre à pêcher que de donner du poisson », a-t-il rappelé.
Il a également souligné que les précédentes éditions ont déjà permis de développer une production locale visible, notamment dans la fabrication de pagnes et d’attiéké à Kaya.
Un projet aussi social que sécuritaire
Au-delà de l’aspect économique, cette initiative vise à renforcer la stabilité sociale.
Le projet, axé sur la prévention de la radicalisation et du recrutement forcé des jeunes, s’inscrit dans un contexte sécuritaire sensible.
Idrissa Gansonré a souligné l’importance de l’emploi comme rempart contre les dérives.
Selon lui, offrir des perspectives à la jeunesse réduit les risques d’influence par des groupes extrémistes.
Un appel à l’engagement des bénéficiaires
La marraine de l’événement, Nida Blanche Hien/Traoré, a encouragé les bénéficiaires à faire preuve de rigueur et de persévérance.
Elle a insisté sur le fait que ces kits représentent un point de départ vers l’autonomie, et non une finalité.
Des bénéficiaires déterminés
Parmi les bénéficiaires, Yaméogo Sophie, productrice d’attiéké et de soumbala, a salué l’impact de ce soutien.
Selon elle, cette aide permettra d’améliorer les conditions de vie des familles.
Elle a également appelé ses pairs à faire bon usage du matériel reçu.
Une dynamique durable d’insertion professionnelle
Depuis 2019, SOS Villages d’Enfants a déjà formé environ 800 personnes dans la région, contribuant ainsi à leur insertion professionnelle.
Avec cette nouvelle vague de bénéficiaires, l’organisation renforce son engagement en faveur de l’autonomisation et du développement local durable.