Le Togo poursuit son programme de réformes économiques avec l’appui du Fonds monétaire international (FMI). Les équipes du gouvernement togolais et de l’institution financière sont parvenues à un accord dans le cadre des troisième et quatrième revues du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC).
Cet accord doit encore être validé par le conseil d’administration du FMI. Une fois cette étape franchie, le pays pourra bénéficier d’un nouveau décaissement de 110,8 millions de dollars. Le montant total déjà mobilisé depuis le lancement du programme atteindra alors 302,2 millions de dollars.
Le FMI estime que les performances du Togo restent satisfaisantes dans l’ensemble. La majorité des objectifs quantitatifs fixés ont été respectés, tandis que plusieurs réformes structurelles ont également été mises en œuvre. Les progrès concernent notamment la gestion des finances publiques, la transparence budgétaire et le contrôle des entreprises publiques.
Sur le plan économique, les indicateurs affichent une évolution positive. En 2025, la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel est estimée à près de 6%, portée principalement par la bonne dynamique du secteur des services. Dans le même temps, le déficit budgétaire a été ramené à 3,2% du PIB, malgré un contexte économique international marqué par plusieurs tensions.
Le FMI souligne toutefois que les conséquences des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, notamment sur les prix de l’énergie, pourraient compliquer l’exécution du budget 2026 et accentuer les pressions inflationnistes.
Face à cette situation, l’institution recommande au gouvernement de maintenir une gestion budgétaire prudente tout en renforçant les mesures de protection sociale en faveur des populations les plus vulnérables.
À moyen terme, les autorités togolaises devront poursuivre les efforts de mobilisation des recettes internes, améliorer la solidité du secteur bancaire, renforcer les performances des entreprises publiques, particulièrement dans le domaine énergétique, et continuer les réformes liées à la gouvernance et au climat des affaires.
Le gouvernement ambitionne de réduire le déficit budgétaire à 3% du PIB d’ici 2027 afin de préserver la stabilité économique et la soutenabilité de la dette publique.
Cet accord avec le FMI est également perçu comme un signal positif pour les investisseurs et les partenaires internationaux, dans un contexte mondial toujours marqué par les incertitudes économiques et géopolitiques.
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