Au Togo, la production animale continue d’afficher une progression notable malgré des contraintes persistantes. D’après le Budget citoyen 2026, la production locale de viande a couvert 68 % des besoins nationaux en 2025, contre 65 % en 2024, traduisant une amélioration progressive de l’autosuffisance alimentaire.
Cette tendance devrait se poursuivre en 2026, avec un objectif fixé à 70 %. Cette ambition s’appuie notamment sur des mesures incitatives, dont l’exonération des taxes sur l’importation d’aliments pour bétail, prévue pour début 2026.
Une croissance tirée par l’aviculture
L’analyse sectorielle met en évidence une évolution globalement positive du cheptel. La filière avicole demeure le principal levier de croissance, avec une production atteignant 41,7 millions de têtes en 2025, soit une hausse de 8 % par rapport à l’année précédente.
Les petits ruminants suivent également cette dynamique. Le cheptel caprin a progressé à 6,86 millions de têtes, contre 6,36 millions en 2024, tandis que les ovins ont atteint 2,37 millions. Les projections pour 2026 anticipent une croissance de 8,2 % pour les caprins et de 6,5 % pour les ovins.
En revanche, le segment bovin évolue plus lentement, avec une augmentation limitée à 1 %, portant le cheptel à près de 488 000 têtes.
Des défis sanitaires à relever
Malgré ces avancées, des défis subsistent, notamment en matière de santé animale. La couverture vaccinale, essentielle pour améliorer la productivité, reste inégale selon les filières.
La vaccination contre la peste des petits ruminants a légèrement progressé pour atteindre 65,2 % en 2025. À l’inverse, la couverture contre la maladie de Newcastle, qui affecte les volailles, a reculé à 67,9 %, contre 92,2 % en 2024, signalant une vulnérabilité accrue dans ce segment clé.
Une production halieutique instable
Parallèlement, le secteur halieutique présente des variations importantes. Après avoir atteint 36 251 tonnes en 2025, la production devrait reculer à 33 977 tonnes en 2026.
Pour stabiliser cette filière, les autorités misent sur son industrialisation et sur un meilleur accès aux intrants. Ces actions s’inscrivent dans la stratégie nationale visant à renforcer la souveraineté alimentaire, conformément aux objectifs fixés par la feuille de route gouvernementale 2025.
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