L’Union des Démocrates Socialistes du Togo (UDS-TOGO) a salué la décision rendue par la Cour de justice de la CEDEAO concernant la réforme constitutionnelle de 2024. Le parti estime que cet arrêt constitue une étape importante dans le débat politique national et renouvelle son appel à l’organisation d’une concertation nationale inclusive en vue de parvenir à un consensus sur l’avenir institutionnel du pays.
Dans son arrêt rendu le 29 janvier 2026, la Cour de justice de la CEDEAO a estimé que la réforme constitutionnelle adoptée le 25 mars 2024, qui a instauré la Ve République en remplaçant le régime semi-présidentiel par un régime parlementaire et en supprimant l’élection du président de la République au suffrage universel direct, constitue un « changement inconstitutionnel de gouvernement » au regard de l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance.
Réagissant à cette décision, l’UDS-TOGO affirme que cet arrêt conforte la position qu’il défend depuis plusieurs mois. Le parti rappelle avoir dénoncé la réforme dès 2025, estimant qu’elle ne résultait pas d’un large consensus national.
Selon l’UDS-TOGO, même si la décision de la juridiction régionale n’annule pas la Constitution en vigueur et ne prévoit pas de sanctions immédiates contre l’État togolais, elle revêt une forte portée politique et symbolique. Le parti considère que ce jugement remet en question la légitimité de la réforme aux yeux d’une partie de l’opinion publique et de plusieurs acteurs politiques.
Le mouvement estime également que cette décision apporte un soutien juridique aux organisations et personnalités qui contestent la réforme constitutionnelle depuis son adoption. Il souligne toutefois que toute évolution institutionnelle devra s’inscrire dans un cadre de dialogue et de recherche de solutions consensuelles.
Dans cette perspective, l’UDS-TOGO réitère sa proposition d’organiser une grande concertation nationale réunissant les forces politiques, la société civile et les autres composantes de la nation. Selon le parti, cette initiative permettrait d’ouvrir des discussions sur les réformes institutionnelles et de parvenir à un consensus autour d’un nouvel ordre constitutionnel.
Le parti souhaite que ce dialogue puisse être facilité par des médiateurs africains afin de favoriser un climat de confiance entre les différents acteurs et de renforcer la stabilité politique du pays.
L’UDS-TOGO appelle par ailleurs les responsables politiques, aussi bien de la majorité que de l’opposition, à privilégier l’intérêt national et à engager des échanges constructifs pour préserver la cohésion sociale.
Le mouvement a également rendu hommage aux organisations de la société civile, aux partis politiques et aux avocats ayant porté le dossier devant la Cour de justice de la CEDEAO, saluant leur engagement dans cette procédure judiciaire.
Enfin, l’UDS-TOGO invite les autorités togolaises à prendre en considération les conclusions de la juridiction régionale et à favoriser un environnement propice au dialogue, dans le respect des libertés publiques et de l’État de droit.
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