À Lomé, la question de l’assainissement urbain reste un défi majeur qui peine à trouver des solutions durables. Le manque d’infrastructures adaptées, l’insuffisance des systèmes de drainage et les défaillances dans la gestion des déchets exposent régulièrement les populations à des risques sanitaires et à des inondations récurrentes. Dans plusieurs quartiers comme Bè, Akodesséwa, Ablogamé ou encore Wétékome, des chantiers inachevés témoignent des difficultés persistantes à améliorer la situation.
Le réseau d’égouts, largement vieillissant, et les dispositifs de drainage pluvial apparaissent inadaptés face aux fortes précipitations. À chaque saison des pluies, de nombreuses zones de la capitale se retrouvent submergées, transformant habitations et voies publiques en espaces difficilement praticables.
Cette réalité contraste avec certaines déclarations officielles passées. En 2015, lors de la COP21 à Paris, le chef de l’État, Faure Gnassingbé, évoquait une nette amélioration de la situation à Lomé, affirmant que les inondations appartenaient désormais au passé grâce à des programmes d’assainissement. Plus d’une décennie plus tard, les faits observés sur le terrain montrent que le phénomène persiste.
Dans plusieurs quartiers, la crainte des inondations reste vive dès les premières pluies. Les habitations sont envahies par les eaux stagnantes mêlées à des déchets, créant un environnement insalubre pour les populations. Les infrastructures routières, souvent fragilisées, deviennent difficilement praticables, compliquant la circulation des véhicules et des piétons.
Face à cette situation, des interrogations persistent quant à la gestion du problème sur le long terme. Malgré son caractère récurrent, la question des inondations continue de poser des défis importants, nécessitant des investissements conséquents et une coordination efficace entre les différents niveaux de gouvernance.
Certaines initiatives locales ont tenté d’alerter sur l’urgence d’agir. En 2023, le maire de la commune du Golfe 4, Jean-Pierre Fabre, avait notamment appelé à des mesures rapides et structurées pour prévenir les conséquences des inondations. Toutefois, ces appels semblent jusqu’à présent avoir produit des résultats limités.
Dans ce contexte, le débat se poursuit sur la nécessité de renforcer les politiques publiques en matière d’assainissement urbain. Pour de nombreux observateurs, une réponse durable passe par une meilleure planification, une mobilisation accrue des ressources et une implication plus large des compétences nationales.
Malgré les difficultés, les populations restent en attente d’améliorations concrètes de leurs conditions de vie, espérant des solutions efficaces face à un problème devenu structurel dans la capitale togolaise.
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