Le Togo prépare l’intégration de la Budgétisation sensible au dividende démographique (BSDD) dans son processus budgétaire. À cet effet, des responsables du ministère de l’Économie et des Finances, de plusieurs institutions nationales et de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) participent à un atelier de deux jours destiné à préparer son application dans le budget de l’État pour l’exercice 2027.
L’objectif est de mieux orienter les dépenses publiques vers le développement du capital humain, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’emploi, de l’entrepreneuriat et de la gouvernance. Pour la CEA, cette approche permet d’assurer une meilleure adéquation entre les priorités nationales et les choix budgétaires.
Le Togo figure parmi les pays pilotes d’Afrique de l’Ouest ayant adopté cette méthodologie. Selon la Direction générale du Budget et des Finances, les premiers documents liés à la Budgétisation sensible au dividende démographique ont déjà été annexés à la loi de finances 2026 par les ministères concernés.
La prochaine étape consistera à intégrer pleinement cette approche dans les Documents de programmation pluriannuelle des dépenses, les Projets annuels de performance ainsi que les budgets sectoriels prévus pour 2027.
D’après le Budget citoyen 2026, la phase pilote concerne cinq ministères : ceux en charge de la santé, de l’éducation, de l’enseignement supérieur, du développement à la base et de la fonction publique. Ensemble, ces départements consacrent 316,6 milliards FCFA au développement du capital humain, soit près de 78,2 % de leur budget total.
Cette initiative s’appuie également sur la réalité démographique du pays. Selon la Commission économique pour l’Afrique, près de 60 % de la population togolaise a moins de 25 ans. Pour l’institution, cette forte proportion de jeunes représente une opportunité de croissance économique, à condition que les investissements publics soient davantage orientés vers leur éducation, leur santé, leur insertion professionnelle et leur développement.
À travers cette réforme, les autorités togolaises souhaitent améliorer l’efficacité des dépenses publiques et renforcer les investissements capables de transformer le potentiel démographique du pays en véritable levier de développement économique et social.
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