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Togo : l’opposition exige des réformes au CPC

Le parti de l’opposant Aimé Gogué dénonce le manque de suivi des décisions prises au sein du Conseil permanent du dialogue politique (CPC) et pointe plusieurs dysfonctionnements. Parmi eux : l’absence d’information sur la révision constitutionnelle, la non-publication de l’audit du fichier électoral et un découpage électoral jugé déséquilibré. Tout en saluant la libération de certains détenus politiques, le parti déplore que d’autres restent incarcérés pour leurs opinions. Il affirme rejeter un « dialogue sans effet » mais accepte de continuer à siéger au CPC, à condition que des réformes profondes soient mises en œuvre. L’Alliance des démocrates pour le développement intégral réclame notamment une Constitution élaborée de manière consensuelle, une réforme du cadre électoral et des mesures urgentes pour lutter contre la vie chère.

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Togo : la Cinquième République entre réforme et contrôle

Au Togo, l’instauration de la Cinquième République, issue de la révision constitutionnelle de 2024, suscite un débat majeur. Derrière le discours officiel sur la modernisation des institutions et le renforcement du régime parlementaire, une question persiste : cette réforme vise-t-elle à consolider l’État ou à sécuriser un système politique déjà dominant ? La nouvelle Constitution introduit un régime parlementaire où le pouvoir exécutif est exercé par un président du Conseil issu du parti majoritaire à l’Assemblée nationale. Si le modèle semble s’inspirer des démocraties parlementaires classiques, le contexte togolais relativise cette comparaison. Dans un système où le parti au pouvoir contrôle l’exécutif, le législatif et l’administration territoriale, et où l’opposition dénonce régulièrement des déséquilibres électoraux, une alternance politique réelle semble difficilement envisageable. La réforme ne redistribue donc pas le pouvoir ; elle redéfinit les règles d’un jeu déjà inégal. Le Togo est […]

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Nathaniel Olympio critique la relance du CPC

Dans une tribune rendue publique, Nathaniel Olympio, porte-parole du Front « Touche pas à ma Constitution », critique vivement la relance du Cadre de Concertation Politique (CPC) par le régime de Faure Gnassingbé. Selon lui, cette initiative ne répond pas à une volonté sincère d’ouverture politique, mais constitue une tentative de consolidation d’un pouvoir qu’il estime fragilisé. Le 19 février, les autorités ont annoncé la réactivation de ce mécanisme de dialogue, créé en 2022 et présenté à l’origine comme un espace d’échanges élargi aux questions sociales. Dans les faits, affirme-t-il, les discussions ont principalement porté sur des enjeux électoraux. Nathaniel Olympio soutient que la reprise du CPC intervient après le refus de plusieurs forces politiques de participer à un nouveau dialogue initié par le pouvoir. Il considère que ces cadres de concertation successifs, organisés depuis les années 1990, n’ont pas […]

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Nouvelle direction sécuritaire : quelle priorité ?

Le gouvernement togolais a adopté en Conseil des ministres un décret instituant une Direction chargée de la protection des hautes personnalités et des institutions. Selon les autorités, cette réforme vise à adapter le dispositif sécuritaire aux évolutions du contexte national et à l’exposition internationale croissante du pays. Dans son principe, la démarche s’inscrit dans la responsabilité régalienne de tout État : assurer la sécurité de ses dirigeants et de ses organes stratégiques. Cependant, le débat dépasse la seule logique institutionnelle. La question centrale porte sur l’opportunité politique d’une telle décision dans le contexte actuel. Le Togo fait face à d’importantes contraintes économiques. Le service de la dette exerce une pression notable sur les finances publiques, tandis que la hausse du coût de la vie fragilise le pouvoir d’achat des ménages. Pour une part significative de la population, satisfaire les besoins […]

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Togo : Forces armées et restauration de la démocratie

Le Togo est confronté depuis près de six décennies à un régime dynastique, incarné par la famille Gnassingbé, au pouvoir depuis le coup d’État du 13 janvier 1963 mené par le général Étienne Gnassingbé Eyadéma. L’adage latin « Cedant arma togae, concedat laurea laudi » – que les armes cèdent à la toge, que les lauriers cèdent à la gloire civique – résonne particulièrement dans ce contexte. L’ancienne maxime militaire « Si vis pacem, para bellum » – qui signifie « qui veut la paix prépare la guerre » – illustre le dilemme actuel des Forces armées togolaises (FAT), tiraillées entre leur mission constitutionnelle et la réalité d’un pouvoir transmis de manière héréditaire. Ce système a abouti à une concentration du pouvoir, une répression de l’opposition et une instrumentalisation des institutions au profit d’intérêts familiaux. La question centrale porte sur […]

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Gerry Taama dénonce l’indifférence politique au Togo

Ancien député et figure politique togolaise, Gerry Taama livre une analyse sévère de l’état d’esprit qui prévaut aujourd’hui au Togo. Selon lui, le pays est entré dans une ère d’indifférence profonde, fruit de décennies de combats politiques, de désillusions répétées et d’un espoir désormais épuisé. Il rappelle s’être engagé très tôt en politique. Dès 1992, alors qu’il était élève au CEG de Siou, il fonde une association scolaire pour le renouveau. En 1993, il soutient et représente localement Jacques Amouzou lors de l’élection présidentielle. L’année suivante, il est représentant d’Edem Kodjo dans les bureaux de vote au nom de l’UTD. Même durant sa brève parenthèse militaire, son intérêt pour la vie politique n’a jamais faibli. Pour Gerry Taama, jamais l’écart entre les gouvernants et la population n’a été aussi profond. Aujourd’hui, affirme-t-il, les actions du pouvoir exécutif ou de ses […]

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Togo : l’indifférence, nouveau visage de la crise politique

L’instauration de la Ve République, conjuguée à plusieurs décennies de tensions politiques, a profondément distendu le lien entre l’État togolais et sa population. Plus qu’une opposition frontale, c’est aujourd’hui une forme d’indifférence généralisée qui s’impose, révélatrice d’une crise de confiance durable entre les citoyens et leurs dirigeants. Dans une tribune publiée sur sa page Facebook sous le titre « L’indifférence comme expression de la capitulation », Gerry Taama dresse un constat sans concession. Il y retrace son engagement politique, entamé au début des années 1990 à travers le militantisme scolaire, puis poursuivi au fil de campagnes électorales majeures. Ce parcours sert de point d’appui à une analyse qu’il estime inédite par son ampleur : jamais, selon lui, la distance entre l’État et la population n’a été aussi marquée. À ses yeux, l’action publique semble avoir perdu toute capacité de susciter […]

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Gnassingbé Eyadéma : 21 ans après sa disparition

Le 5 février 2005, le Togo perdait Gnassingbé Eyadéma, après trente-huit années à la tête de l’État. Son nom reste étroitement associé à une période clé de l’histoire nationale, marquée par la recherche de stabilité et la volonté de construire un pays solide et uni. Pour Eyadéma, gouverner signifiait bâtir des fondations durables. Son action s’inscrivait dans une vision à long terme, où le développement économique devait renforcer la cohésion nationale. L’exploitation des ressources naturelles, notamment les phosphates, a permis d’investir dans des infrastructures essentielles : routes, écoles et hôpitaux ont transformé le quotidien de nombreux Togolais et rapproché les régions entre elles. L’agriculture, moteur de l’économie, et le commerce régional ont occupé une place centrale dans ses politiques. Le port en eaux profondes de Lomé, conçu comme un point d’ouverture sur le monde, symbolise cette ambition d’intégration économique et […]

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NET : Jules Amim appelle à l’unité et au dialogue en 2026

À l’occasion des fêtes de fin d’année, le président national du Nouvel Engagement Togolais (NET), Jules Amim, a adressé un message de vœux aux Togolais, aux militants de son parti et aux institutions de la République. Dans cette allocution, il a appelé à davantage de dialogue politique, de participation citoyenne et d’unité nationale pour faire face aux enjeux de l’année 2026. Dans son intervention, le leader du NET est revenu sur une année 2025 qu’il a jugée dense et déterminante, marquée par de nombreux défis mais aussi par des opportunités sur les plans politique, économique et social. Il a salué l’engagement constant des militants et sympathisants du parti, soulignant leur rôle dans la promotion des valeurs du NET et dans la proposition d’alternatives pour l’avenir du pays. Jules Amim a tenu à exprimer sa reconnaissance aux membres du bureau national, […]

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Faure Gnassingbé appelle à un nouveau chapitre démocratique

Dans son message de vœux adressé à la nation, le président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé, a appelé à un changement de méthode dans la gouvernance et à l’ouverture d’un nouveau chapitre démocratique. Prononcé à Lomé le 30 décembre, ce discours marque la clôture d’une année qu’il qualifie de décisive pour l’avenir institutionnel du pays. Le chef de l’Exécutif a rappelé que l’année 2025 a été marquée par des défis, mais aussi par une réforme majeure avec l’adoption de la Ve République. Cette évolution constitutionnelle a consacré le passage du Togo à un régime parlementaire, présenté comme la transformation la plus importante du cadre institutionnel depuis plus de trois décennies. Faure Gnassingbé a insisté sur le fait que cette réforme ne se limite pas à un changement juridique, mais qu’elle modifie en profondeur la manière dont les décisions publiques sont […]

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