Dans son message de vœux adressé à la nation, le président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé, a appelé à un changement de méthode dans la gouvernance et à l’ouverture d’un nouveau chapitre démocratique. Prononcé à Lomé le 30 décembre, ce discours marque la clôture d’une année qu’il qualifie de décisive pour l’avenir institutionnel du pays.
Le chef de l’Exécutif a rappelé que l’année 2025 a été marquée par des défis, mais aussi par une réforme majeure avec l’adoption de la Ve République. Cette évolution constitutionnelle a consacré le passage du Togo à un régime parlementaire, présenté comme la transformation la plus importante du cadre institutionnel depuis plus de trois décennies.
Faure Gnassingbé a insisté sur le fait que cette réforme ne se limite pas à un changement juridique, mais qu’elle modifie en profondeur la manière dont les décisions publiques sont prises. Selon lui, le centre de gravité du pouvoir politique se situe désormais au Parlement, avec un gouvernement responsable devant les élus et un Sénat chargé de mieux représenter les territoires et les collectivités locales.
Reconnaissant que certains citoyens auraient souhaité un débat plus large autour de cette réforme, le président du Conseil a toutefois souligné que le processus s’est déroulé dans un climat institutionnel apaisé, sans rupture ni remise en cause de la continuité de l’État. Il a expliqué que son maintien à la tête de l’Exécutif s’inscrit dans cette logique de stabilité, tout en affirmant que sa fonction et son rôle ont évolué.
Pour l’année 2026, Faure Gnassingbé a fixé trois priorités à l’action gouvernementale : protéger, rassembler et transformer. Ces axes doivent, selon lui, donner un contenu concret au nouveau régime politique et répondre aux attentes essentielles des citoyens.
La protection, a-t-il expliqué, concerne autant la sécurité du territoire que les conditions de vie des populations. Le président du Conseil a rendu hommage aux forces de défense et de sécurité, tout en rappelant que la stabilité durable repose aussi sur le développement, l’emploi, l’accès à l’éducation, à la santé et aux services de base.
La deuxième priorité, le rassemblement, vise à renforcer l’unité nationale à travers une décentralisation plus effective et une meilleure équité territoriale. Faure Gnassingbé a mis en avant le rôle accru des élus locaux et appelé à l’instauration d’un climat politique fondé sur le respect mutuel, le dialogue et une opposition constructive. Il a également évoqué des mesures de clémence récentes, présentées comme un geste d’apaisement et de réconciliation.
Enfin, la transformation du pays a été présentée comme l’objectif le plus exigeant. Le président du Conseil a souligné les progrès réalisés en matière d’infrastructures, de stabilité économique et de digitalisation, tout en appelant à aller plus loin. Il a insisté sur l’investissement dans le capital humain, le développement équilibré des territoires et l’inclusion de toutes les catégories sociales.
Faure Gnassingbé a également mis en avant l’importance de la diplomatie et des partenariats internationaux pour soutenir le développement du Togo, attirer les investissements et défendre les intérêts nationaux sur les scènes régionale et mondiale.
En conclusion, il a exprimé le souhait que 2026 soit une année de paix, de confiance et de progrès, invitant chaque Togolaise et chaque Togolais à croire en l’avenir du pays et à s’engager dans cette nouvelle étape de la vie démocratique nationale.