L’opposition persiste malgré ses revers
Trente-cinq ans après le lancement du mouvement démocratique, l’opposition togolaise reconnaît qu’elle n’a pas réussi à provoquer l’alternance politique, mais affirme rester déterminée à poursuivre la lutte. Le mouvement avait pris forme à la fin des années 1980, marqué par le procès d’étudiants comme Dossouvi Logo et Agbélengo Doglo, accusés de distribuer des tracts hostiles au régime. Depuis, plusieurs mobilisations politiques et sociales ont secoué le pays sans parvenir à changer le pouvoir en place. La Convention démocratique des peuples africains (CDPA), parti historique de l’opposition, admet aujourd’hui cette réalité. « Jusqu’ici, nous n’avons pas obtenu le changement voulu. Ce n’est pas un échec définitif, mais une étape du processus. Le combat continue », a déclaré Brigitte Adjamagbo-Johnson, sa secrétaire générale, lors d’une récente intervention médiatique. Selon elle, le régime reste fermé aux revendications populaires et s’appuie sur la répression […]