Les fortes pluies enregistrées les 29 et 30 juin dans le sud du Togo ont causé d’importants dégâts dans le Grand Lomé. Réunis le 7 juillet 2026, les responsables de la protection civile, les collectivités territoriales ainsi que les partenaires techniques et financiers ont évalué la situation et estimé les besoins d’assistance humanitaire à 304,86 millions de FCFA.
Les premières évaluations mettent en évidence un besoin urgent d’aide alimentaire et de produits de première nécessité pour les populations affectées. Les partenaires humanitaires ont également sollicité des données statistiques détaillées afin de mieux orienter leurs actions et répondre efficacement aux besoins des sinistrés.
Selon les chiffres communiqués par l’Agence nationale de la protection civile (ANPC), les inondations ont touché 13 communes du Grand Lomé. Le district d’Agoè est la zone la plus impactée, avec 6 429 ménages affectés, représentant 23 747 personnes.
Le bilan provisoire fait état de cinq décès, 37 blessés, 683 habitations détruites, 390 toitures endommagées, ainsi que des dégâts constatés dans deux établissements scolaires et deux lieux de culte.
À l’occasion de cette rencontre, le directeur général de l’ANPC, le lieutenant-colonel Baka Yoman, a indiqué que la situation restait sous contrôle tout en saluant la mobilisation des services de secours, des autorités locales et des partenaires engagés dans la gestion de cette catastrophe.
Ces intempéries surviennent alors que le Togo a renforcé, depuis le mois de mars, son dispositif national de prévention et de gestion des catastrophes à travers la Plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes. Cette démarche vise à améliorer la préparation du pays face aux prévisions annonçant une saison des pluies particulièrement intense dans les régions méridionales.
Par ailleurs, les autorités poursuivent leurs efforts pour mobiliser des ressources destinées à renforcer la résilience des infrastructures et à accélérer la reconstruction après les catastrophes naturelles. Dans ce cadre, le projet PRECO doit contribuer au financement des actions de relèvement, tandis que la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) avait déjà accordé, en novembre 2024, un financement de 6,6 millions d’euros, soit environ 4,3 milliards de FCFA, pour soutenir les opérations liées aux précédentes inondations.
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