L’État togolais veut garantir un scrutin apaisé malgré les appels à la désobéissance
À l’approche des élections municipales prévues le 17 juillet, des appels à manifester lancés sur les réseaux sociaux inquiètent les autorités. Ces appels, circulant notamment depuis l’étranger, visent à déstabiliser le processus électoral, selon le gouvernement.
En conférence de presse ce mercredi à Lomé, les ministres de l’Administration territoriale et de la Sécurité ont été catégoriques : les élections auront bien lieu et toutes les dispositions sont prises pour préserver l’ordre public.
Des manifestations illégales dénoncées
Le ministre Hodabalo Awaté a rappelé le cadre juridique en vigueur :
« La liberté de manifestation est garantie, mais elle est encadrée par la loi. Ceux qui enfreignent ces règles seront poursuivis. »
Il a qualifié ces récents appels à la contestation de manœuvres téléguidées depuis l’étranger, en particulier depuis la France, et visant à provoquer des violences et à attaquer les institutions.
Une stratégie régionale de déstabilisation ?
Pour les autorités, les événements de Lomé s’inscrivent dans une dynamique plus large d’insécurité régionale.
« Ce que nous voyons ici ressemble aux schémas d’actions terroristes observés dans le Sahel. Ce n’est ni de la politique, ni de la démocratie. C’est du terrorisme », a affirmé Awaté.
Réaction judiciaire et sécuritaire en cours
Le ministre de la Sécurité, Calixte Madjoulba, a annoncé :
- Le lancement de mandats d’arrêt internationaux contre les instigateurs, identifiés comme étant hors du territoire ;
- Le déclenchement d’une coopération judiciaire internationale pour leur extradition ;
- Le renforcement de la sécurité dans toutes les zones sensibles avant, pendant et après le vote.
L’État promet protection et fermeté
« L’État a la responsabilité de protéger ses citoyens. Les actes de vandalisme ou les appels au désordre ne sont pas des expressions démocratiques », a insisté le ministre Awaté.
Le gouvernement appelle la population à la vigilance et au respect des institutions, tout en réaffirmant son attachement à un scrutin libre, transparent et sécurisé.
Conclusion
À quelques jours d’un scrutin crucial pour la gouvernance locale, le Togo entend envoyer un message clair : les urnes auront lieu, la démocratie ne cédera pas à la peur ni à l’intimidation numérique.