Affaire Goma : Lomé dénonce une pression européenne jugée biaisée
L’affaire Abdoul Aziz Goma continue d’alimenter les débats à Lomé comme à l’étranger. Condamné le 3 février 2025 à dix ans de réclusion criminelle pour « complot contre la sécurité intérieure de l’État » et « groupement de malfaiteurs », l’intéressé bénéficie toujours de voies de recours. Pourtant, certains cercles européens tentent d’en faire un sujet de pression politique au Parlement européen, notamment à Bruxelles et à Paris. À Lomé, les autorités dénoncent une ingérence extérieure et une volonté d’« instrumentaliser » un dossier relevant du strict cadre judiciaire togolais. « Le Togo n’a fait qu’appliquer ses lois, tout en assurant au prévenu un suivi médical régulier validé par la CNDH », affirme une source proche du gouvernement. Pour plusieurs responsables, cette agitation reflète une attitude « condescendante » de l’Europe, accusée d’imposer une vision à « deux vitesses » […]