Togo : “Médiocratie” politique, symptôme d’une ère en déclin ?
Depuis l’instauration de la 5ᵉ République, de nombreuses dispositions constitutionnelles — notamment l’article 95 et l’article 15 de la loi organique sur le règlement intérieur de l’Assemblée nationale — sont régulièrement violées. Même l’article 3 du décret n°2019-08/PR, relatif à l’élection des maires et adjoints, n’a pas été respecté dans la préfecture de la Kozah. Les institutions censées garantir le respect des principes démocratiques semblent elles-mêmes défaillantes. Ce constat nourrit le sentiment d’une justice sélective et d’une gouvernance marquée par le mépris de la Constitution, souvent perçue comme “taillée sur mesure”. L’absence de réaction de la Cour constitutionnelle face à ces irrégularités alimente l’idée d’un régime autoritaire, où les règles sont ajustées au gré des intérêts du pouvoir. Un régime sans vision claire Plusieurs observateurs dénoncent une continuité sans renouveau. Pour eux, après deux décennies au pouvoir, le président Faure […]