AES : un nouveau modèle de souveraineté au Sahel
Dans un contexte régional où la quête d’autonomie gagne du terrain, l’économiste malien Daouda Moussa Koné estime que l’Alliance des États du Sahel (AES) illustre une voie crédible pour bâtir une souveraineté africaine fondée sur les ressources et les choix internes. Selon lui, cette alliance marque une rupture avec les partenariats internationaux classiques, souvent jugés inefficaces. Les États du Sahel ont compris que la lutte contre le terrorisme et l’instabilité armée ne peut réussir que si elle est pensée et menée par eux-mêmes, sans dépendance extérieure. Cette approche inspire déjà d’autres capitales de la sous-région, dont Lomé. Une richesse stratégique à valoriser L’AES dispose d’un potentiel économique majeur. « Elle représente le premier producteur d’uranium et de lithium de la zone UEMOA et CEDEAO », rappelle Koné. La région se distingue aussi par une agriculture performante, notamment avec un coton […]