Institutions et communes au Togo : un vide organisé
Le Togo donne l’image d’un État paralysé, où plusieurs institutions restent en attente de renouvellement, au détriment du fonctionnement démocratique et du développement local. Depuis août 2024, Faure Gnassingbé a nommé quatre gouverneurs de région sur cinq. La Région Centrale, elle, reste sans gouverneur plus d’un an après. Le District Autonome du Grand Lomé (DAGL) est dans la même situation. La loi prévoit pourtant un conseil de 53 membres, composé pour moitié de conseillers municipaux élus et pour moitié de personnalités nommées par le président. En pratique, c’est un simple conseil d’administration composé de fonctionnaires qui a été mis en place, en violation des textes. Le DAGL a pourtant des compétences clés : gestion de l’assainissement, protection de l’environnement, aménagement du territoire, projets sociaux et économiques. Avec un budget important, il devrait aussi assurer la gestion d’infrastructures nationales comme les […]