L’opposition togolaise semble prisonnière d’un éternel retour : une marche, encore une marche, toujours la même marche !
Dimanche, la coalition d’organisations de la société civile, pilotée par l’ONG Novation Internationale, a annoncé une nouvelle « marche citoyenne », prévue pour le 9 août à Lomé.
Le parcours ? Rien de nouveau : départ de Bè Gakpoto Yéssouvito, arrivée — sans surprise — au lac de Bè. On dirait presque une promenade touristique, si l’air n’était pas saturé d’odeurs de slogans recyclés.
La raison de ce nouveau défilé ? Rien de réellement nouveau sous le soleil togolais. Les opposants, prompts comme toujours à dénoncer l’oppression, réclament — roulements de tambour — la « liberté de manifester » et le respect des droits humains.
Comme si les autorités n’avaient jamais entendu ce disque rayé des centaines de fois ! Et pire encore, ils exigent la publication des résultats des enquêtes sur les violences des manifestations de juin dernier. Une demande légitime, certes, mais qui semble surtout servir de prétexte pour ressortir les pancartes poussiéreuses.
Ce qui frappe dans cette annonce, c’est l’absence criante d’originalité.
En répétant les mêmes gestes, les mêmes itinéraires et les mêmes discours, l’opposition donne l’impression de tourner en rond, comme un hamster dans sa roue.
Où sont les nouvelles idées ? Où sont les propositions concrètes pour engager les autorités ou mobiliser la population autrement que par des marches, souvent interdites ou tolérées, et qui finissent le plus souvent dans l’oubli médiatique ? On dirait que l’imagination de l’opposition s’est éteinte avec son dernier mégaphone.
Et cette « coalition », qui, à chaque annonce, ressort les mêmes figures, les mêmes griefs, et surtout, les mêmes échecs ?
Si l’objectif est d’attirer l’attention des autorités, il serait peut-être temps de changer de stratégie.
Une conférence, un manifeste audacieux, une campagne digitale percutante, ou même — osons le dire — une proposition de dialogue structuré ? Non. À la place, on nous sert une nouvelle marche, comme si l’asphalte de Lomé devait soudain se transformer en mégaphone magique.
L’opposition, avec cette initiative qui n’en finit pas de recommencer, prouve une fois de plus qu’elle excelle davantage à marquer le pas qu’à faire avancer le débat.
En criant dans le vide, elle risque de ne plus être entendue — pas même par ceux qu’elle prétend défendre.
Appel à l’action :
Les marches sont-elles encore efficaces aujourd’hui ? Quelles autres stratégies l’opposition devrait-elle explorer ? Partagez vos idées en commentaire — imaginons ensemble un avenir nouveau pour l’engagement citoyen au Togo.