Le Togo franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre de sa stratégie de financement de la biodiversité. Depuis le 8 juillet à Lomé, des représentants des administrations publiques, du secteur privé, des institutions financières, des partenaires techniques et financiers, du monde de la recherche ainsi que de la société civile participent à un atelier consacré à l’analyse des politiques et des institutions de financement de la biodiversité (API).
Organisée sur deux jours dans le cadre du programme BIOFIN du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), cette rencontre vise à examiner les mécanismes actuels de financement de la biodiversité et à jeter les bases d’un futur plan national destiné à mobiliser davantage de ressources en faveur de la conservation des écosystèmes.
Les participants sont appelés à évaluer le cadre politique, institutionnel et financier existant, à identifier les principales causes de la dégradation de la biodiversité et à proposer des solutions prioritaires pour améliorer le financement des actions de protection de l’environnement.
Selon le directeur de cabinet du ministère en charge de l’Environnement, Dr Nabédé Piyabalo, les travaux permettront de valider les conclusions de l’analyse portant sur les politiques publiques, les dispositifs institutionnels et les mécanismes économiques qui influencent la gestion de la biodiversité. Les échanges porteront également sur les sources de financement disponibles, les subventions pouvant avoir des effets négatifs sur les écosystèmes ainsi que sur les recommandations formulées par les experts.
Pour sa part, le coordonnateur national de BIOFIN-Togo, Amouzouvi Kokouvi, a indiqué que l’étude repose sur cinq principaux axes : les politiques nationales, l’état de la biodiversité, le paysage financier, les institutions impliquées dans la conservation et les options de financement à privilégier.
Lancé officiellement au Togo en janvier 2026 avec l’appui du PNUD et du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), le programme BIOFIN ambitionne d’identifier les besoins financiers liés à la préservation de la biodiversité et de diversifier les sources de financement en mobilisant aussi bien les ressources publiques que les investissements privés.
Présent dans une quarantaine de pays, le programme BIOFIN a déjà permis de mobiliser près de 2,7 milliards de dollars à l’échelle mondiale pour soutenir les initiatives en faveur de la biodiversité et de la protection des ressources naturelles.
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