En marge de la 38ᵉ Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite de drogue, le Comité national de lutte contre la drogue (CNLD), à travers son Secrétariat permanent (SP-CNLD), a procédé à une opération d’incinération contrôlée de drogues saisies, le 6 janvier 2026 à Ouagadougou.
Selon le Secrétaire permanent du CNLD, l’inspecteur de police Emanoël Kaboré, cette opération s’est déroulée dans le strict respect des normes environnementales et sécuritaires. Elle vise à éliminer définitivement le risque de réintroduction des stupéfiants dans les circuits illicites, à limiter la pollution incontrôlée et à envoyer un message dissuasif clair aux trafiquants et aux réseaux criminels.
Au total, 39 137,98 kilogrammes de drogues, soit près de 40 tonnes, ont été détruits. Les produits incinérés comprennent 2 230,98 kg de cannabis, 36 917 kg de médicaments de rue ainsi que d’autres substances illicites. La valeur marchande globale de ces saisies est estimée à environ 3,9 milliards de francs CFA.
« Pour respecter véritablement l’environnement, il est désormais impératif de détruire ces drogues selon des procédés conformes aux normes écologiques », a souligné Emanoël Kaboré.
Le responsable du SP-CNLD a également indiqué que le trafic de drogue est en recul au Burkina Faso. Les saisies, qui s’élevaient à 319 tonnes en 2023, sont passées à 133 tonnes en 2024. Cette baisse est attribuée à une meilleure coordination entre les forces de défense et de sécurité, aussi bien aux frontières qu’à l’intérieur du territoire.
D’après les autorités, les principales voies d’entrée de la drogue restent les régions du Centre-Est, du Centre-Sud et du Sud-Ouest.
Président du CNLD, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a réaffirmé, par la voix de sa représentante, l’inspecteur général de police Marie Dénise Drabo/Sebgo, la fermeté de la position de l’État :
« Le Burkina Faso ne sera ni un sanctuaire, ni un couloir, ni un marché pour la drogue. »
Elle a insisté sur le fait que cette opération illustre la détermination des autorités burkinabè à lutter sans complaisance contre le trafic, la consommation et la banalisation de la drogue, considérés comme des menaces directes pour la sécurité intérieure, la stabilité sociale et l’avenir du pays.
L’opération d’incinération a été menée en collaboration avec la société Nowata.