Au Togo, les députés de l’Assemblée nationale du Togo ont adopté en première lecture un projet de loi modifiant et complétant la loi-cadre sur l’environnement datant du 30 mai 2008. Le texte a été approuvé lors de la troisième séance plénière de la première session extraordinaire de l’année, tenue le 5 mars 2026.
Cette réforme, portée par le gouvernement, vise à moderniser le cadre juridique afin de mieux répondre aux défis environnementaux actuels. Les autorités souhaitent notamment adapter la législation aux effets du changement climatique, à l’érosion côtière, à la pression croissante sur les ressources forestières et à la dégradation des sols.
Selon Aklesso Atcholé, président du groupe parlementaire du parti Union pour la République (UNIR), cette initiative vise également à harmoniser les politiques nationales avec les engagements internationaux du pays en matière d’environnement.
Le nouveau texte introduit plusieurs concepts destinés à orienter les politiques publiques vers un modèle plus durable. Parmi les principales innovations figurent l’intégration de l’économie verte, de l’économie circulaire et de la mobilité verte dans la stratégie environnementale nationale. La loi prévoit également la mise en place d’une taxe carbone afin de soutenir les efforts de financement des actions climatiques.
Le ministre de l’Environnement, Dodzi Kokoroko, a expliqué devant les députés que cette réforme marque un changement d’approche dans la gestion environnementale. Selon lui, le texte introduit de nouveaux outils économiques et financiers pour renforcer la protection de l’environnement et mobiliser davantage de ressources en faveur de la lutte contre le changement climatique, notamment à travers l’opérationnalisation du Fonds national de l’environnement.
Le projet de loi doit désormais être examiné par le Sénat avant son adoption définitive. Cette évolution législative s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des politiques climatiques au Togo.
En 2023, le gouvernement avait déjà adopté un décret encadrant les mécanismes de gestion du carbone afin de favoriser le stockage du carbone et de contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’année suivante, les autorités ont également lancé l’élaboration d’une stratégie nationale visant à diminuer les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, conformément aux engagements du pays dans le cadre de l’Accord de Paris.
Par ailleurs, au cours de la même séance plénière, les députés ont adopté définitivement la loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sécuritaire dans la région des Savanes. Ils ont également approuvé une modification du régime juridique et fiscal harmonisé applicable au Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest sur le territoire togolais.