Un appel national : les députés togolais se mobilisent contre les médicaments falsifiés
Dans un geste fort en faveur de la protection de la santé publique, le Parlement togolais est appelé à jouer un rôle plus actif dans la lutte contre la prolifération des médicaments falsifiés et de qualité inférieure. Cette alerte solennelle, lancée par la Fondation Brazzaville en partenariat avec le ministère togolais de la Santé, s’inscrit dans le cadre de l’Initiative de Lomé, un effort régional lancé en 2020.
Réunis lors d’un séminaire parlementaire, les élus ont été sensibilisés à l’ampleur des risques que posent ces produits pour la santé publique, l’économie nationale, et la confiance dans le système de santé.
« Ces produits ne sont pas de simples marchandises illicites ; ce sont de véritables poisons. La situation est alarmante pour la santé de notre population et constitue une menace sérieuse pour notre développement », a déclaré le Président de l’Assemblée nationale, Kodjo Sévon-Tépé Adedzé.
Une coopération régionale face à un fléau continental
L’Initiative de Lomé, portée par six pays africains — Togo, Sénégal, Ghana, Niger, Ouganda et Congo — vise à harmoniser les lois, renforcer les contrôles et mobiliser les acteurs publics et privés contre le trafic de médicaments contrefaits.
Si le Togo a déjà entrepris des actions significatives, les spécialistes soulignent que l’implication législative est essentielle pour inscrire ces efforts dans la durée.
Le rôle du Parlement dans la sécurisation des médicaments
S’adressant aux députés, le ministre de la Santé Tchin Darre a rappelé que l’accès à des médicaments sûrs, de qualité et abordables est un pilier fondamental de la couverture sanitaire universelle. Il a salué l’engagement croissant des parlementaires face à cette urgence sanitaire.
« Ce séminaire n’est pas seulement informatif : il doit déboucher sur des actions concrètes qui sauveront des vies », a affirmé le ministre.
Les échanges ont également mis en lumière la nécessité de renforcer la transparence, la responsabilité et l’application rigoureuse des lois, autant d’éléments dont le Parlement est garant.
Une urgence sanitaire à ne pas ignorer
Les médicaments de qualité inférieure ou falsifiés continuent d’envahir les marchés africains, causant des milliers de décès évitables et sapant la confiance dans les systèmes de santé. En s’impliquant activement, les autorités togolaises — et en particulier le corps législatif — envoient un signal fort à leurs citoyens et à l’ensemble de la région.
💬 Participez au débat
Pensez-vous que des lois plus strictes peuvent stopper le fléau des faux médicaments en Afrique ? Avez-vous été personnellement affecté ?
Partagez votre avis en commentaire — votre voix compte.