Le gouvernement togolais a présenté un bilan de la Feuille de route 2020-2025, document considéré par les autorités comme le cadre central de l’action publique au cours des cinq dernières années. Selon l’exécutif, cette stratégie a permis de structurer les politiques publiques autour d’objectifs de développement économique, social et institutionnel, avec une attention particulière portée aux besoins des populations.
D’après les autorités, la Feuille de route a servi de référence commune à l’ensemble des ministères et institutions, favorisant une meilleure coordination des actions de l’État. Elle aurait permis de définir des priorités claires en matière de croissance, d’amélioration des conditions de vie et de renforcement de la cohésion sociale, tout en intégrant les enjeux de durabilité et d’inclusion.
Des avancées revendiquées dans les secteurs sociaux
Dans le domaine de la santé, le gouvernement met en avant l’extension progressive de l’assurance maladie universelle (AMU). Selon les chiffres officiels, près de 2,4 millions de personnes seraient couvertes à ce jour. Les autorités soulignent également les efforts engagés pour moderniser les infrastructures sanitaires et renforcer les actions de prévention sur l’ensemble du territoire.
Le secteur de l’éducation figure également parmi les priorités mises en œuvre. Le gouvernement indique avoir investi dans la construction et la réhabilitation d’établissements scolaires, la formation continue des enseignants et l’amélioration des équipements pédagogiques. Les données avancées par les autorités font état de plus de 70 000 enseignants mobilisés dans les cycles préscolaire, primaire et secondaire, dans l’objectif d’améliorer l’accès et la qualité de l’enseignement.
Les services publics ont, eux aussi, connu des évolutions notables. Selon le gouvernement, la digitalisation progressive de plusieurs procédures administratives, notamment dans les secteurs de l’énergie, de l’eau, de la fiscalité et de l’identification, a contribué à simplifier les démarches et à rapprocher l’administration des citoyens.
Infrastructures et gouvernance inclusive
Sur le volet des infrastructures, les autorités évoquent d’importants investissements dans la modernisation des réseaux routiers et l’amélioration de l’accessibilité des zones rurales. Cette politique de désenclavement est présentée comme un levier de développement local et d’intégration économique des territoires.
Par ailleurs, le gouvernement affirme que la Feuille de route a soutenu des initiatives en faveur de la paix sociale et de l’unité nationale. Les actions axées sur le dialogue, la concertation et la participation citoyenne sont mises en avant comme des éléments contribuant à une gouvernance plus inclusive.
Des indicateurs économiques jugés encourageants
Sur le plan économique, les autorités s’appuient sur plusieurs indicateurs pour apprécier les résultats de la Feuille de route. La croissance économique est estimée entre 6,2 % et 6,4 % en 2023, et autour de 6,5 % en 2024. Le gouvernement mentionne également une dynamique positive du secteur privé, la création d’emplois, l’élargissement des filets sociaux et le renforcement des capacités institutionnelles.
À l’approche de la fin de la période 2020-2025, l’exécutif estime que les acquis enregistrés constituent une base pour préparer un nouveau cycle de développement. Selon les autorités, les enseignements tirés de cette expérience serviront à orienter les prochaines politiques publiques, avec l’ambition de poursuivre les efforts en faveur de la croissance, de la justice sociale et de l’inclusion.