Mardi, Richard Michaels , nouveau chargé d’affaires des États-Unis à Lomé , a visité le Port Autonome de Lomé (PAL) , où il a exprimé toute son admiration pour l’excellence opérationnelle et l’importance stratégique du port en Afrique de l’Ouest.
Lors de sa visite, M. Michaels a qualifié le PAL de hub logistique régional essentiel , soulignant son rôle croissant dans la facilitation des échanges commerciaux au sein de l’Espace Économique Africain (AES) , notamment pour les pays enclavés comme le Mali, le Niger et le Burkina Faso . Il a mis en avant des opportunités prometteuses de coopération entre les États-Unis et le Togo , notamment dans les domaines suivants :
- Intégration du transport multimodal ,
- Systèmes automatisés de suivi des cargaisons ,
- Déploiement d’équipements portuaires de nouvelle génération ,
- Innovation technologique pour renforcer la résilience de la chaîne d’approvisionnement.
Un port en eau profonde en forte croissance
En tant que seul port en eau profonde de la sous-région , le port de Lomé a consolidé sa position de premier hub de transbordement en Afrique de l’Ouest . En 2024, il a enregistré des résultats impressionnants sur plusieurs indicateurs clés :
- Le volume de transbordement a progressé de 7,11 % , passant de 18,89 millions de tonnes en 2023 à 20,23 millions de tonnes en 2024 .
- Le trafic conteneurisé a dépassé 2 millions d’EVP (Équivalent Vingt pieds), en hausse de 5,19 % par rapport aux 1,91 million de 2023.
- Le nombre de navires commerciaux accueillis est passé de 1 411 à 1 440 , soit une augmentation de 1,86 % en glissement annuel.
Ces chiffres confirment la capacité croissante et l’efficacité du port, renforçant son statut de première porte d’entrée commerciale pour la région .
Vers l’avenir : les priorités stratégiques pour 2025 et au-delà
Afin de maintenir cette dynamique, le gouvernement togolais met en œuvre une stratégie ambitieuse axée sur trois axes majeurs :
- Consolider le système de gestion portuaire pour renforcer la gouvernance et la transparence,
- Adopter une stratégie commerciale plus offensive face à la concurrence régionale,
- Optimiser les opérations portuaires , notamment par la mise en place d’un système de quai fixe pour mieux gérer les créneaux horaires des navires et réduire les délais d’escale.
Ces réformes visent à améliorer la fiabilité du service et à attirer encore davantage de lignes maritimes internationales.
Un navire mondial, un impact régional
En arrière-plan sur certaines photos récentes du port figure le MSC Nicolas Mastro , l’un des plus grands porte-conteneurs au monde . Long de 400 mètres et doté d’une capacité de 24 000 EVP , ce navire est exploité par la Mediterranean Shipping Company (MSC) , la seule compagnie maritime à déployer actuellement de tels géants en Afrique de l’Ouest.
Le Nicolas Mastro navigue directement en provenance de Chine et d’Asie , une route commerciale qui représente :
- 53 % des importations en provenance de la Chine seule ,
- Jusqu’à 70 % en incluant les pays d’Asie du Sud-Est comme le Vietnam et l’Indonésie.
Ces marchandises sont destinées au Togo et à son vaste hinterland , confirmant ainsi le rôle central de Lomé comme premier point d’entrée maritime pour les pays de l’AES.
« Lomé est et reste à ce jour le premier hub des pays de l’AES » , ont réaffirmé les autorités.
Appel à l’action :
Quel rôle les partenariats internationaux doivent-ils jouer dans la modernisation des ports africains ? L’expertise technologique américaine peut-elle accélérer la transformation numérique de hubs comme Lomé ? Partagez vos réflexions en commentaire — construisons ensemble l’avenir du commerce africain !