À l’occasion de la célébration de Noël 2025, l’archevêque métropolitain de Ouagadougou, Monseigneur Prosper Kontiébo, a adressé un message fort aux fidèles catholiques et à l’ensemble des hommes et femmes de bonne volonté. Un message placé sous le signe de l’espérance, dans un contexte national et international marqué par les épreuves, les conflits et l’insécurité.
Cette année, la fête de la Nativité s’inscrit dans la dynamique de la clôture du Jubilé de l’Espérance. Pour l’archevêque, ce temps spirituel rappelle le passage symbolique de la Porte Sainte, signe d’un engagement intérieur à quitter le péché pour entrer dans une vie nouvelle en Jésus-Christ. Noël apparaît ainsi comme la première porte ouverte par Dieu lui-même, lorsqu’il entre dans l’histoire humaine à travers son Fils fait homme, afin que la lumière se lève sur ceux qui marchaient dans les ténèbres.
Dans la nuit de Bethléem, souligne Monseigneur Kontiébo, a jailli une lumière que rien ne peut éteindre. Une lumière qui vient de Dieu, fidèle à ses promesses, proche d’une humanité blessée, et porteuse d’une espérance qui ne déçoit pas. Pour un monde éprouvé par la violence et les conflits, Noël proclame avec force que rien n’est définitivement perdu. Cette lumière est une invitation à ouvrir nos cœurs à Celui qui frappe humblement à notre porte, attendant d’être accueilli pour nous conduire vers la paix, le pardon et la réconciliation.
Pour l’Église-Famille de Dieu au Burkina Faso, qui a célébré les 125 ans de l’évangélisation, et pour l’archidiocèse de Ouagadougou, marqué par le centenaire du petit séminaire de Pabré et l’approche d’une année jubilaire diocésaine, Noël est un appel clair au renouveau de la foi. L’espérance vécue aujourd’hui est l’héritage vivant des générations de croyants qui ont transmis la foi et invité leurs descendants à marcher vers Bethléem. En demeurant fidèles à cette foi reçue, les chrétiens honorent cette mémoire et affirment que le chemin parcouru n’a pas été vain, car il a porté des fruits durables.
La naissance du Christ révèle une vérité essentielle : Dieu vient à la rencontre de l’humanité sous les traits d’un enfant, couché dans la pauvreté d’une mangeoire. Ce choix interpelle sur notre manière de vivre, de partager et de regarder les plus vulnérables comme des frères et des sœurs. Noël invite à faire de la solidarité une priorité, à bâtir des ponts de communion, à renforcer la cohésion sociale et à placer la charité au cœur de l’action quotidienne.
Dans le contexte d’insécurité que traverse le Burkina Faso, l’archevêque appelle à garder vivante l’espérance d’un avenir meilleur. Il exhorte chacun à rejeter ce qui divise, à consolider ce qui unit et à incarner une solidarité active, inspirée par le cœur même de Dieu. La société, rappelle-t-il, a besoin de femmes et d’hommes capables de construire des ponts, de retisser les liens du dialogue et de la réconciliation.
S’inspirant de l’encyclique Fratelli tutti du pape François, Monseigneur Kontiébo invite chacun à devenir un artisan de paix, un acteur du dialogue et un bâtisseur de fraternité authentique. La naissance du Sauveur rassemble toutes les personnes de bonne volonté et fait naître le désir de rebâtir une communauté fondée sur la justice, la dignité et le respect mutuel.
Enfin, la Nativité du Seigneur rappelle la responsabilité humaine de veiller sur un monde fragile, à l’image de l’enfant de Bethléem. Noël conduit à une espérance sans fin, qui renaît chaque année avec la naissance du Christ et annonce une paix nouvelle. Pour les peuples vivant des épreuves, cette fête demeure un temps de renouveau intérieur et de confiance en l’avenir.
En conclusion, l’archevêque métropolitain de Ouagadougou adresse ses vœux sincères de joyeux Noël et d’heureuse année 2026 à tous. Il a une pensée particulière pour ceux qui célèbrent cette fête dans la souffrance, dans les hôpitaux ou sur les théâtres d’opération, notamment les forces de défense et de sécurité. Il prie pour que l’Emmanuel rejoigne chacun dans sa situation particulière, fortifie les cœurs et bénisse le Burkina Faso, afin que le pays devienne un espace de fraternité, de paix et d’espérance partagée.