Réunis à Lomé dans le cadre de la 8e session du groupe de travail du Comité des pêches pour l’Atlantique Centre-Est (COPACE), les acteurs du secteur halieutique ont échangé lundi sur les enjeux liés à la pêche artisanale et aux perspectives de développement durable de cette activité stratégique pour le Togo.
À cette occasion, les autorités togolaises ont mis en avant les progrès réalisés dans un secteur qui contribue à hauteur de 1,3 % au produit intérieur brut national et qui joue un rôle important dans l’économie locale, notamment à travers les activités de transformation et de commercialisation impliquant près de 12 000 femmes.
Au Togo, la pêche demeure essentiellement artisanale. La production annuelle est estimée entre 20 000 et 25 000 tonnes, faisant de cette activité une source essentielle de revenus pour de nombreuses communautés côtières.
Afin d’améliorer les performances du secteur tout en préservant les ressources marines, le gouvernement a lancé plusieurs mesures ces dernières années. Parmi elles figurent l’octroi de subventions sur le carburant destiné aux pêcheurs, la mise en place d’un repos biologique obligatoire du 1er au 31 juillet depuis 2025, ainsi que le renforcement des dispositifs de surveillance maritime pour lutter contre la pêche illégale.
Les autorités ont également investi dans la protection du littoral grâce à l’installation d’infrastructures telles que les épis et les brise-lames, destinés à réduire l’érosion côtière et à préserver les zones d’activités halieutiques.
Dans le cadre de sa stratégie de modernisation, le gouvernement prévoit la création d’un fonds de développement dédié à l’agriculture, à la pêche et à l’aquaculture. L’introduction d’outils numériques destinés à améliorer le suivi, la gestion et la gouvernance du secteur fait également partie des priorités annoncées.
Selon Konlani Dindiogue, représentant du ministère en charge de la pêche, l’objectif est de construire une filière halieutique moderne, performante et durable, capable de contribuer davantage à la sécurité alimentaire nationale tout en favorisant l’inclusion économique des acteurs du secteur.
Créé sous l’égide de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le COPACE constitue un cadre régional de coopération entre les pays de l’Atlantique Centre-Est. Sa mission est de promouvoir la conservation des ressources halieutiques et d’encourager une gestion durable des activités de pêche dans la région.
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