Une tragique intoxication alimentaire a fait quatre morts dans le village de Kpétsou, situé dans la préfecture du Bas-Mono, au sud-est du Togo. Deux nouveaux décès ont été confirmés lundi à l’hôpital Saint Jean de Dieu d’Afagnan, portant à quatre le bilan en quelques jours seulement, suscitant une vive inquiétude.
Face à cette situation, le gouvernement a lancé immédiatement une enquête sanitaire, dont les premiers résultats ont été rendus publics aujourd’hui par le ministre de la Santé, Tchin Darré.
« Il s’agit d’un cas localisé d’intoxication alimentaire », a confirmé le ministre, soulignant que la situation est désormais sous surveillance.
Actuellement, une trentaine de patients restent hospitalisés à Afagnan, tous originaires du village de Kpétsou, identifié comme le foyer principal de la contamination.
La cause : un plat traditionnel appelé « Houmbli »
Selon les autorités sanitaires, les cas sont liés à la consommation d’un plat local appelé « Houmbli », un mets traditionnel préparé à partir de sang d’animal cuit et caillé, souvent partagé lors de repas communautaires.
Plusieurs personnes ont développé des diarrhées aiguës et des symptômes gastro-intestinaux sévères peu après avoir consommé ce plat, ce qui suggère une contamination microbiologique ou chimique.
Mesures d’urgence mises en place
Pour faire face à cette crise, le ministère de la Santé a :
- Renforcé les effectifs médicaux sur site,
- Rendu gratuits les soins et les médicaments pour tous les patients touchés,
- Lancé des enquêtes épidémiologiques préliminaires,
- Et fait analyser des échantillons en laboratoire afin d’identifier la cause exacte — bactérienne (Salmonella, E. coli), fongique ou liée à une mauvaise manipulation des aliments.
Sensibilisation et prévention à venir
Alors que les analyses se poursuivent, les autorités prévoient de lancer des campagnes de sensibilisation dans les prochains jours pour informer les populations sur les bonnes pratiques d’hygiène alimentaire, notamment pour la préparation des plats traditionnels à base de produits animaux.
Ce drame souligne la nécessité de renforcer les normes de sécurité alimentaire, même pour les aliments profondément ancrés dans la culture locale.
Un appel à la vigilance
Cet incident rappelle douloureusement que les pratiques traditionnelles, bien qu’inscrites dans l’identité culturelle, peuvent présenter des risques sanitaires lorsque les règles d’hygiène ne sont pas strictement respectées.
Le gouvernement appelle les communautés à signaler tout symptôme inhabituel après un repas collectif et à éviter la consommation de plats suspects ou mal préparés.
Appel à l’action :
Comment préserver les traditions culinaires tout en garantissant la sécurité sanitaire ? Quel rôle les chefs locaux et les agents de santé doivent-ils jouer dans la prévention ? Partagez votre avis en commentaire — débattons ensemble de la sécurité alimentaire en Afrique.