Le gouvernement togolais et le Système des Nations unies au Togo ont procédé, en fin de semaine dernière, à une revue du Cadre de coopération des Nations unies pour le développement durable (2023-2026). Trois ans après son lancement, cette évaluation visait à mesurer les progrès réalisés et à ajuster les priorités pour la suite du programme.
Le bilan présenté fait état de résultats significatifs. Plus de 5 000 femmes ont accédé à des mécanismes d’épargne et de crédit communautaires. Plus de 107 000 petits producteurs ont bénéficié d’un appui technique, contribuant à la création d’environ 2 000 emplois ruraux. Sur le plan environnemental, 3 millions de plants ont été mis en terre et 88 500 hectares d’aires protégées sont désormais gérés de manière durable.
Dans le domaine social, 64 salles de classe ont été construites ou réhabilitées et 64 000 élèves profitent de cantines scolaires. Les interventions ont également permis la réalisation de 83 forages, l’assistance à plus de 113 000 accouchements dans la région des Savanes et la prise en charge de plus de 6 000 victimes de violences basées sur le genre.
Malgré ces avancées jugées encourageantes, les autorités souhaitent renforcer l’efficacité du partenariat. Sandra Johnson, ministre et secrétaire générale de la Présidence du Conseil, a insisté sur la nécessité d’améliorer la qualité de la dépense publique, de consolider les mécanismes de suivi-évaluation et de mieux mesurer l’impact des actions engagées. Elle a également appelé à un alignement strict des plans de travail annuels 2026 sur les priorités nationales.
Le gouvernement envisage par ailleurs la création d’un fonds fiduciaire multipartenaire (« basket fund ») afin d’optimiser la mobilisation des ressources et de renforcer la coordination entre les différents partenaires.
Cette nouvelle phase de coopération s’inscrit dans la dynamique des ambitions nationales liées à la 5ᵉ République et dans la perspective de la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable.
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