Le secteur de l’assurance au Togo poursuit son virage vers une professionnalisation accrue. Un séminaire de formation dédié aux courtiers s’est ouvert mardi à Lomé, marquant un tournant stratégique pour la régulation de l’intermédiation en assurance.
Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités de mettre de l’ordre dans un secteur clé, en conformité avec les exigences du marché commun africain des assurances (CIMA).
Fini la complaisance : le courtage sous haute surveillance
Désormais, toute demande d’agrément pour exercer comme courtier fera l’objet d’une enquête préalable conduite par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, avant tout avis favorable.
« Le courtage ne sera plus une simple formalité », a déclaré Koffi Elom Masé Assignon, Directeur national des assurances, représentant du ministre de l’Économie et des Finances.
Cette nouvelle exigence s’inscrit dans un plan de réforme structurelle visant à améliorer la gouvernance, la transparence et l’efficacité du secteur.
Un secteur confronté à des dysfonctionnements majeurs
Lors de l’ouverture du séminaire, M. Assignon a dressé un constat préoccupant :
- Dysfonctionnements administratifs
- Méconnaissance des textes CIMA
- Déclarations réglementaires irrégulières
- Manque de transparence
À cela s’ajoute un problème critique : le niveau alarmant des primes impayées, estimé à 2,5 milliards FCFA en 2024, qui menace la stabilité des compagnies d’assurance.
Vers une nouvelle culture professionnelle du courtage
Face à ces dérives, le régulateur appelle à un changement profond des pratiques :
- Plus de rigueur
- Plus de responsabilité
- Meilleure maîtrise des outils de suivi et de reporting
« Les courtiers sont les premiers interlocuteurs des assurés : ils doivent être à la hauteur des attentes du marché », insiste l’autorité de tutelle.
Un rôle central dans l’économie togolaise
Malgré les défis, le secteur montre des signes positifs de croissance. L’assurance joue un rôle de plus en plus important dans la mobilisation de l’épargne, la protection sociale et la résilience économique.
C’est pourquoi former des professionnels compétents et intègres est devenu une priorité nationale.
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