Le Togo franchit une nouvelle étape dans le développement de ses capacités scientifiques et technologiques. Élu en septembre 2025 au Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le pays a signé, lundi 9 février à Vienne (Autriche), un Cadre de programmation pays (CPP) couvrant la période 2026-2031.
Le document a été paraphé par le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, et le Directeur général de l’AIEA, Rafael Mariano Grossi.
Un partenariat stratégique sur cinq ans
Ce cadre quinquennal définit les priorités de coopération entre le Togo et l’AIEA en matière d’utilisation pacifique des technologies nucléaires. Il vise à structurer l’assistance technique et institutionnelle de l’agence onusienne dans plusieurs secteurs stratégiques.
Parmi les domaines ciblés figurent :
- la lutte contre le cancer et le renforcement des capacités médicales ;
- l’agriculture et la sécurité alimentaire, notamment à travers les applications nucléaires pour l’amélioration des cultures et la gestion des sols ;
- l’énergie et d’autres usages scientifiques à vocation pacifique.
Structuration de la politique nucléaire nationale
À travers ce CPP, Lomé entend consolider la gouvernance de ses programmes de recherche, de formation et d’application des technologies nucléaires. Cette dynamique s’inscrit dans la continuité de la création, en janvier 2025, du Commissariat à l’énergie atomique du Togo (CEAT), chargé de coordonner la stratégie nationale dans ce domaine.
Le partenariat avec l’AIEA permettra également de relever plusieurs défis structurels :
- le renforcement du cadre juridique et réglementaire ;
- la sûreté et la sécurité nucléaires ;
- la protection radiologique ;
- la mobilisation de ressources financières adaptées aux ambitions nationales.
En s’appuyant sur l’expertise technique de l’AIEA, le Togo cherche ainsi à bâtir un dispositif crédible, conforme aux standards internationaux, et orienté exclusivement vers des usages pacifiques.