La Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), dite « originale », a publié un communiqué pour dénoncer ce qu’elle considère comme une tentative de récupération de son identité et de ses idéaux. Le mouvement affirme vouloir clarifier sa position après une réunion avec une structure se présentant comme un « gouvernement de combat ».
Dans son texte, la DMK originale indique avoir été approchée par un groupe dirigé par Atsou Kwasi Edem, qui se réclamerait d’une autre entité portant le même nom. La rencontre, présentée au départ comme un échange citoyen visant à renforcer l’unité de l’opposition, aurait rapidement révélé de profondes divergences.
Selon la direction de la DMK originale, la proposition centrale du groupe concernait la mise en place d’un gouvernement en exil. Une option que le mouvement dit rejeter fermement, estimant qu’elle ne repose sur aucun fondement juridique solide ni sur une légitimité issue du suffrage populaire.
Le Secrétaire général, Désiré Agbékponou, ainsi que son adjoint Ben Djagba, affirment que leur organisation ne saurait s’associer à une initiative qu’ils jugent contraire aux principes hérités de Monseigneur Kpodzro. Ils dénoncent une démarche susceptible, selon eux, de détourner la lutte démocratique de ses objectifs initiaux.
La DMK originale rappelle que l’élection présidentielle du 20 février 2020 aurait consacré, selon elle et plusieurs observateurs cités à l’époque, la victoire de feu Agbéyomé Kodjo, décédé depuis en exil. Elle considère qu’ériger un « gouvernement de combat » après la disparition de celui qu’elle présente comme le vainqueur légitime constituerait une incohérence politique et une atteinte à sa mémoire.
Dans son analyse, le mouvement estime que la multiplication de structures parallèles affaiblit l’opposition et contribue à la fragmentation du front démocratique. Cette division, ajoute-t-il, peut profiter au régime en place en donnant l’image d’une opposition désunie.
La DMK originale appelle ainsi les forces politiques et les organisations de la société civile à privilégier une unité fondée sur des principes clairs, la transparence et le respect de la volonté populaire exprimée en février 2020. Elle affirme rester ouverte à une collaboration avec des partenaires qu’elle juge crédibles et attachés aux valeurs démocratiques.
Le communiqué, signé à Salt Lake City (Utah) le 12 février 2026 par les responsables du mouvement, insiste enfin sur la nécessité d’éviter toute initiative reposant sur des légitimités autoproclamées, au profit d’un rassemblement structuré autour d’objectifs démocratiques cohérents.