L’édition 2026 des Jeux olympiques d’hiver marque un tournant inédit pour le continent africain. Pour la première fois depuis la création de la compétition en 1924, huit pays d’Afrique seront présents à ce grand rendez-vous sportif mondial. Organisés du 6 au 22 février 2026 à Milan-Cortina, en Italie, les Jeux verront 13 athlètes africains défendre les couleurs du continent dans des disciplines historiquement dominées par les nations occidentales.
Les pays représentés sont l’Afrique du Sud, le Bénin, la Guinée-Bissau, le Kenya, l’Érythrée, le Nigeria, le Maroc et Madagascar. Cette participation élargie illustre une progression notable par rapport aux Jeux d’hiver de Pékin en 2022, où seuls six athlètes issus de cinq nations africaines avaient pris part aux épreuves.
Les sportifs africains engagés concourront dans plusieurs disciplines, notamment le ski alpin, le ski de fond, le ski acrobatique et le skeleton. Parmi les athlètes annoncés figurent Nathan Tchibozo, qui représentera le Bénin, et Winston Tang pour la Guinée-Bissau, tous deux engagés en ski alpin.
Au Bénin, cette qualification revêt une dimension symbolique forte. Le secrétaire général du Comité national olympique et sportif (CNOS), Fernando Hessou, a rappelé que le Comité international olympique a officiellement validé le changement de nationalité sportive de Nathan Tchibozo, ouvrant ainsi la voie à sa participation sous les couleurs béninoises aux Jeux de Milan-Cortina 2026.
Malgré cette avancée historique, les obstacles restent nombreux. La rareté de la neige sur le continent et l’insuffisance d’infrastructures dédiées aux sports d’hiver limitent encore le développement de ces disciplines en Afrique. Toutefois, au-delà des résultats sportifs, cette présence africaine s’inscrit dans une ambition plus large : accroître la visibilité du continent, renforcer sa reconnaissance internationale et affirmer une souveraineté sportive plus affirmée.
À Milan-Cortina, l’Afrique ne se contentera donc pas de participer. Elle entend aussi affirmer sa légitimité dans l’univers olympique et démontrer que sa place s’élargit désormais à toutes les disciplines, même les plus éloignées de ses réalités climatiques.