Le Ghana et le Burkina Faso ont décidé de renforcer leur coopération bilatérale à l’issue d’une visite officielle de deux jours du ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, à Ouagadougou.
Dans un communiqué publié à la fin des échanges, le chef de la diplomatie ghanéenne a salué des discussions « substantielles et franches » avec le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, ainsi qu’avec son homologue, Karamoko Jean-Marie Traoré. Les deux parties ont exprimé leur volonté d’inscrire leur partenariat dans une dynamique durable et orientée vers des résultats concrets.
Sécurité et lutte contre le terrorisme
La situation sécuritaire dans la sous-région a occupé une place centrale dans les discussions. Accra et Ouagadougou ont condamné les attaques terroristes récentes au Burkina Faso et présenté leurs condoléances aux familles des victimes.
Les deux pays sont convenus d’élaborer un nouveau cadre de coopération sécuritaire destiné à renforcer la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, dans un contexte de menaces transfrontalières croissantes en Afrique de l’Ouest.
Gestion des catastrophes et coopération institutionnelle
Les échanges ont également abouti à un accord sur la gestion conjointe des catastrophes, notamment pour mieux anticiper les effets des lâchers d’eau du barrage de Bagré, qui ont déjà provoqué des inondations au Ghana. L’objectif est d’améliorer la coordination, l’alerte précoce et la réponse humanitaire entre les deux États.
Autre avancée majeure : la relance de la Commission permanente conjointe de coopération (PJCC), inactive depuis six ans. Cette réactivation intervient après des rencontres récentes entre le président ghanéen John Mahama et le président burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré.
À l’issue des travaux de la PJCC, sept accords ont été signés. Ils portent notamment sur :
- la reconnaissance mutuelle des permis de conduire ;
- le transport et le transit routier ;
- la coopération transfrontalière ;
- la mise en place de cadres de concertation entre autorités frontalières ;
- la réaffirmation de la frontière commune ;
- la prévention et la gestion des catastrophes ;
- la lutte contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes.
Be the first to leave a comment