La Fédération des Organisations Non Gouvernementales du Togo (FONGTO), en partenariat avec Plan International Togo, a organisé du 22 au 26 septembre 2025 un atelier national de formation des formateurs dans le cadre du projet Renforcement de la société civile pour la gouvernance des droits de l’enfant au Togo (CRG). La rencontre s’est tenue à Lomé, au siège de la FONGTO.
L’atelier a réuni des représentants des réseaux régionaux COSCREMA, COADEP, RESODER, RESOKA et FODES. Les discussions ont porté sur la gouvernance, la légitimité, ainsi que la gestion administrative et financière. L’objectif : renforcer les capacités institutionnelles et organisationnelles des organisations de la société civile (OSC) et finaliser des plans d’action régionaux pour l’amélioration de l’espace civique.
La société civile togolaise joue un rôle clé dans la promotion de la démocratie, de la bonne gouvernance et du développement durable. Toutefois, elle fait face à des défis persistants, notamment le manque de légitimité, des faiblesses dans la gestion administrative et financière, ainsi que la réduction progressive de l’espace civique.
Pour y remédier, la formation a permis de constituer un pool de sept formateurs par région, chargés de diffuser les acquis dans leurs zones respectives. Ces relais seront appuyés par l’outil Développement des capacités organisationnelles (DCO) mis en place par Plan International.
Le directeur exécutif de la FONGTO, Elom Koffi Noutepe, a rappelé que la légitimité des OSC dépend de leur capacité à rendre compte aux communautés qu’elles représentent, au-delà des rapports adressés aux partenaires financiers. Il a également insisté sur la nécessité d’unir et de renforcer les acteurs de la société civile pour accroître leur influence.
Les participants, parmi eux des coordonnateurs, présidents de conseils d’administration et membres actifs des réseaux régionaux, ont salué la pertinence de l’initiative. Certains ont souligné l’importance de répéter ce type de formation de manière régulière afin d’assurer un recyclage et de maintenir un haut niveau de professionnalisation des OSC.
Les témoignages recueillis, comme celui d’Ametepe Enyo Francisca (ONG ODHI, Atakpamé) ou du président du RESODERC, confirment une forte satisfaction et une volonté d’appliquer les acquis sur le terrain. Les organisateurs espèrent ainsi poser les bases d’une société civile plus structurée, plus légitime et mieux équipée pour influencer les politiques publiques et protéger l’espace civique au Togo.