Mercredi, le Président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé , a pris part à la cérémonie marquant les 50 ans de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) , qui s’est déroulée à Lagos, au Nigeria , en présence de plusieurs chefs d’État et de gouvernement.
Créée en 1975, la CEDEAO reste un symbole majeur de l’ambition régionale d’intégration , de solidarité et de développement partagé en Afrique de l’Ouest. Cinquante années d’efforts consacrées à la promotion :
- De la libre circulation des personnes et des biens
- De la coopération économique
- De la paix et de la stabilité dans la sous-région
Un Togo engagé depuis toujours
À cette occasion, Faure Gnassingbé a réaffirmé l’engagement du Togo en faveur de l’unité ouest-africaine , rappelant que son pays a toujours été un acteur clé et constructif de cette dynamique communautaire.
“Le Togo a toujours été présent lors des grandes étapes de la CEDEAO. Il continue de croire à une Afrique de l’Ouest unie, solidaire et prospère,” a-t-il souligné.
Un anniversaire marqué par les défis
Cependant, ces festivités interviennent dans un contexte tendu. En effet, trois pays — le Mali, le Burkina Faso et le Niger — ont annoncé leur retrait de la CEDEAO en début d’année 2024, suite à des divergences politiques et stratégiques. Ce départ constitue un coup dur pour l’idéal d’intégration que la communauté ouest-africaine défend depuis sa création.
Pour le Président togolais, cette fracture n’est pas insurmontable :
“La division n’est jamais inévitable. La CEDEAO est avant tout une maison commune. Elle doit être préservée par le dialogue, la clarté politique et la volonté collective de maintenir ce que nous avons construit.”
Un message d’espoir et de responsabilité
L’événement de Lagos s’est voulu solennel, mais aussi tourné vers l’avenir. Face aux défis sécuritaires, économiques et géopolitiques, la CEDEAO entend repenser son projet , apprendre des crises actuelles, et renforcer son rôle de pilier de la stabilité et de la croissance en Afrique de l’Ouest .
Le chef de l’État togolais a insisté sur la nécessité de construire une CEDEAO plus inclusive , capable de répondre aux aspirations des jeunes générations, tout en restant fidèle à ses valeurs fondamentales.
“Ces 50 ans ne sont pas seulement un bilan. Ils doivent être un point de départ vers une nouvelle phase d’unité et d’innovation régionale