Une conférence internationale de haut niveau s’est tenue ce jeudi à Genève, consacrée à la lutte pour la justice des victimes de l’esclavage, de la déportation et de la colonisation.
L’événement a été organisé à l’initiative des missions permanentes de l’Afrique du Sud, du Ghana, du Togo, du Caricom (Communauté des Caraïbes) et de l’Union africaine, dans le cadre des préparatifs du 9ᵉ Congrès panafricain prévu à Lomé du 8 au 12 décembre 2025, sur invitation du président du Conseil, Faure Gnassingbé.
Les participants ont unanimement plaidé pour une reconnaissance historique mondiale des souffrances subies par les peuples africains et afro-descendants, victimes de la traite négrière, de l’esclavage transatlantique, des déportations massives et des systèmes coloniaux.
Au centre des discussions figuraient les exigences de réparations – morales, symboliques et matérielles – ainsi que la reconstruction d’une conscience africaine et diasporique fondée sur la mémoire, la vérité et la justice.
Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a pris part aux échanges, réaffirmant le rôle moteur du Togo dans la redynamisation du panafricanisme et la défense des droits historiques des peuples africains.
« La mémoire n’est pas une charge, elle est une boussole. Pour bâtir l’Afrique de demain, nous devons regarder en face l’Afrique d’hier »,
a déclaré le chef de la diplomatie togolaise.
Une étape vers le Congrès panafricain de Lomé
Cette rencontre de Genève constitue une étape préparatoire majeure au 9ᵉ Congrès panafricain, dont l’objectif est de relancer le panafricanisme mondial dans un contexte marqué par des enjeux de souveraineté, d’identité, de mémoire collective et de justice internationale.
Le congrès de Lomé réunira chefs d’État, universitaires, intellectuels, leaders d’opinion, membres de la diaspora et acteurs de la société civile, autour de thématiques liées à la réconciliation historique, à l’unité africaine et à la coopération Sud-Sud.
La participation conjointe de délégations africaines et caribéennes illustre la volonté de renforcer la solidarité afro-descendante et de construire un front commun pour la justice et la reconnaissance historique.
Les organisateurs espèrent que cette conférence de Genève servira de tremplin à des initiatives concrètes en matière de réparation, d’éducation mémorielle et de mobilisation politique, en amont du grand rendez-vous de Lomé en décembre 2025.