Les régions de la Kara et des Savanes, dans le nord du Togo, commencent à ressentir les effets des mesures prises pour améliorer l’accès à l’eau potable. À ce stade, neuf forages à haut débit ont déjà été connectés au réseau de la Société togolaise des eaux, ce qui permet de renforcer progressivement la distribution dans plusieurs zones confrontées à des pénuries. D’autres forages, actuellement en phase de réalisation, présentent des débits considérés comme satisfaisants par les équipes techniques sur le terrain.
Ces résultats ont été présentés lors d’une mission gouvernementale effectuée du 7 au 10 janvier par le ministre de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme, Sévon-Tépé Adedzé. La délégation, composée de représentants de plusieurs ministères ainsi que de la Société togolaise des eaux et de la Société de patrimoine eau et assainissement, s’est rendue dans les régions concernées pour apprécier l’évolution des travaux d’urgence et vérifier l’application des décisions prises par les autorités face à la crise hydrique.
En complément des forages, des solutions temporaires ont été mises en œuvre pour soulager les populations. Dans certains quartiers, l’approvisionnement est assuré par des camions-citernes, avec l’appui de l’armée pour atteindre des sites stratégiques. Selon les retours des habitants et des techniciens, ces actions ont permis d’améliorer sensiblement le débit dans plusieurs secteurs.
La situation reste toutefois tendue, notamment autour du barrage de la Kozah, principal ouvrage d’alimentation de la ville de Kara et de ses environs. Son niveau est passé de 16 mètres l’an dernier à environ 8 mètres aujourd’hui, entraînant une chute de la production quotidienne d’eau potable de 11 000 à près de 3 000 mètres cubes. Cette baisse impacte directement Kara ainsi que des localités voisines comme Niamtougou, Pagouda et Pya.
Dans la région des Savanes, les autorités ont également inspecté les installations de Mango et de Dapaong, en particulier les stations de production et de traitement, afin d’évaluer leur capacité à répondre à la demande.
Pour mémoire, le gouvernement togolais a lancé, à la fin de l’année, un programme d’urgence visant à renforcer l’offre en eau potable dans le nord du pays. Celui-ci prévoit le raccordement de cinquante forages à fort débit au réseau existant, ainsi que la réalisation et la connexion de nouveaux ouvrages. La mise en œuvre complète de ces actions est attendue d’ici la fin du mois de janvier.