Une délégation de parlementaires de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a mené une mission d’évaluation mercredi au poste frontalier de Noépé, point de passage clé entre le Togo et le Ghana.
L’objectif de cette visite : évaluer la mise en œuvre concrète des instruments communautaires relatifs à :
- La libre circulation des personnes et des biens,
- La facilitation des échanges commerciaux,
- Et la gouvernance des frontières.
Cette inspection s’inscrit dans une stratégie régionale plus vaste visant à identifier et éliminer les obstacles persistants sur les principaux corridors de transport, notamment :
- Le harcèlement routier et les frais informels,
- Les retards administratifs,
- Et les pratiques non réglementaires, qui entravent encore l’application effective du protocole CEDEAO sur la libre circulation.
Un carrefour stratégique pour le commerce régional
Le poste frontalier de Noépé est un point stratégique du réseau commercial ouest-africain. Les parlementaires ont souligné qu’assurer une fluidité optimale des passages frontaliers est essentiel pour libérer tout le potentiel de l’intégration régionale.
« Ce poste doit être un modèle de fluidité, de transparence et de conformité aux normes CEDEAO », a déclaré un haut membre de la délégation.
Un poste frontalier juxtaposé moderne
Le poste frontalier juxtaposé de Noépé — où les services douaniers et d’immigration togolais et ghanéens opèrent côte à côte — a été mis en place dans le cadre de projets d’intégration de la CEDEAO afin de :
- Réduire les temps de transit,
- Harmoniser les contrôles douaniers et sanitaires,
- Améliorer la coordination entre les administrations nationales,
- Et renforcer la sécurité et la collecte des recettes.
Conçu selon les directives de l’Organisation mondiale des douanes (OMD), ce poste incarne une approche moderne de la gestion coordonnée des frontières (GCF) — pilier fondamental de l’intégration économique régionale.
Renforcer la confiance et la conformité
Malgré les progrès, des défis subsistent. Paiements informels, vérifications inégales des documents et longues files d’attente affectent encore les commerçants et les voyageurs. La délégation CEDEAO a insisté sur la nécessité de :
- Harmoniser davantage les procédures,
- Numériser les processus frontaliers,
- Renforcer les capacités des agents frontaliers,
- Et mettre en place des mécanismes de redevabilité.
La mission a également souligné l’importance d’associer les communautés locales et les acteurs du secteur privé aux réformes de gestion des frontières.
Un pas vers un marché unique fonctionnel
Cette visite illustre la volonté politique de la CEDEAO de passer des déclarations aux actions concrètes sur le terrain, afin que les engagements régionaux se traduisent par des améliorations tangibles.
En surveillant la mise en œuvre sur des points névralgiques comme Noépé, la CEDEAO entend :
- Faire de la libre circulation une réalité vécue,
- Stimuler le commerce intra-africain,
- Et construire une Afrique de l’Ouest plus intégrée, sécurisée et prospère.
« L’intégration, ce n’est pas seulement des accords — c’est des personnes qui traversent les frontières sans crainte, et des biens qui circulent librement sans barrières », a conclu la délégation.
Appel à l’action :
Avez-vous récemment franchi la frontière Togo-Ghana ? Quelles améliorations proposeriez-vous ? Partagez votre expérience en commentaire — façonnons ensemble un système commercial régional plus fluide et plus juste.