Une opération de déguerpissement menée à la fin de l’année 2025 autour des voies ferrées de Lomé a fortement perturbé l’activité de nombreux petits commerçants installés le long des rails. Plusieurs étals et installations ont été retirés, suscitant l’inquiétude des riverains et des vendeurs concernés.
Selon plusieurs sources, cette opération serait liée à une décision de l’Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité Publique visant à libérer les emprises ferroviaires et à améliorer l’environnement urbain. Dans ce contexte, une note attribuée au directeur général du Port Autonome de Lomé, le contre-amiral Fogan Adégnon, demandait le démantèlement immédiat des installations situées sur ces zones.
Le document invitait les occupants à quitter les lieux avant le 30 novembre 2025. Les secteurs concernés comprenaient notamment la voie ferrée située sous le pont menant à la ligne Lomé–Aného, la zone de la gare routière ainsi que le tronçon allant d’Akodesséwa à Luxolin.
Cette décision s’inscrirait dans un projet plus large de modernisation des infrastructures ferroviaires. L’objectif est de renforcer la connexion entre le port et la Plateforme Industrielle d’Adétikopé, afin d’améliorer le transport de marchandises et la logistique nationale.
Toutefois, plusieurs mois après ces annonces, certaines activités commerciales ont progressivement repris sur les lieux, souvent sous des installations temporaires. Parallèlement, d’autres questions liées à l’occupation des espaces publics continuent de susciter des débats.
Le 28 février 2026 constituait par exemple la date limite fixée par le maire de Golfe 1, Joseph Koamy Gomado, pour la libération des espaces occupés sur la plage de Lomé. À la veille de cette échéance, l’Association des Tenanciers de Bars et Restaurants (ATBR) de la plage Golfe 1 a organisé une conférence de presse pour demander un moratoire jusqu’au 31 décembre 2026.
Les responsables de l’association ont indiqué ne pas être opposés aux décisions des autorités, mais souhaitent davantage de temps pour s’adapter. Ils soulignent que les bars et restaurants installés sur la plage ont permis la création de plus de 700 emplois depuis 2022, notamment pour des serveurs, cuisiniers, chauffeurs et agents de sécurité.
Selon eux, leur présence a également contribué à améliorer la propreté de la plage, autrefois confrontée à d’importants problèmes d’insalubrité liés à l’accumulation de déchets et au déversement d’eaux usées.
Le même jour, une réunion s’est tenue à Lomé entre plusieurs ministres et responsables administratifs afin d’examiner la question de l’occupation des abords des routes et du littoral. Les autorités souhaitent renforcer les mesures visant à protéger l’environnement, améliorer la circulation et préserver le cadre de vie.
À l’issue des discussions, les participants ont évoqué la nécessité d’une meilleure coordination entre les différents services concernés afin de mettre en œuvre des actions plus efficaces et cohérentes dans la gestion de ces espaces publics.
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